Une étude réalisée par l’Université de Lucerne pour le compte de l’OFSP donne pour la première fois un aperçu de la structure de propriété des cabinets médicaux et des pharmacies en Suisse.

L'étude analyse l’importance et l’impact des investissements en capital-investissement (private equity) dans les soins ambulatoires en Suisse. Le capital-investissement désigne le capital de participation fourni par des investisseurs privés et destiné à être investi de manière ciblée dans des entreprises non cotées.

L’une des principales conclusions est qu’il n’existe à ce jour aucune étude scientifique systématique sur la structure de propriété du marché suisse des soins ambulatoires. Les données statistiques disponibles ne fournissent que des indications sur les types de cabinets médicaux et de pharmacies conformes aux modèles de capital-investissement, de sorte que l’importance du capital-investissement ne peut être estimée que de manière approximative.

Les cabinets médicaux sont majoritairement détenus par les médecins qui y exercent eux-mêmes

Au total, 14 722 cabinets médicaux réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 30 000 francs par an. Ces cabinets sont majoritairement détenus par les médecins qui y exercent eux-mêmes, en cabinets individuels ou de groupe (78 %). Seuls 4 % répondent aux critères fondamentaux pour des participations de capital-investissement, c’est-à-dire qu’ils ont une structure de propriété sous la forme d’une société anonyme (SA) ou d’une société à responsabilité limitée (Sàrl) et sont actifs sur plusieurs sites. Les participations relevant exclusivement du capital-investissement restent toutefois rares, même au sein de ces structures. Elles se concentrent le plus souvent dans les soins de santé spécialisés, comme la radiologie, l’ophtalmologie, la dermatologie, l’urologie ou la gastroentérologie.

40 % des pharmacies font partie de chaînes

Le marché des pharmacies est nettement plus consolidé : environ 40 % des 1796 pharmacies font partie de chaînes, le plus souvent sous la forme d’une SA. Bien que cette structure permettrait, du point de vue organisationnel, des participations de capital-investissement, l’étude n’a pratiquement pas trouvé d’investissements de ce type. Une seule chaîne est détenue par un propriétaire étranger.

L’étude examine par ailleurs les avantages et les inconvénients potentiels des investissements en capital-investissement dans les soins ambulatoires. Une autre partie présente l’impact actuellement observable des investissements privés sur le système de santé suisse et expose des considérations sur les besoins en matière de réglementation.

Source :
OFSP, Les cabinets médicaux et les pharmacies en Suisse : quels sont leurs nombres et à qui appartiennent-ils ?

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